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Publication du rapport « Perturbateurs endocriniens, des preuves scientifiques à la protection de la santé humaine »

L’info

Un rapport établi à la demande de la Commission des pétitions (PETI) du Parlement Européen a été publié en mars 2019.
Ce rapport intitulé Endocrine Disruptors: from Scientific Evidence to Human Health Protection a été rédigé par Barbara DEMENEIX (CNRS) et Rémy SLAMA (INSERM).
Il propose une synthèse de l’état des connaissances scientifiques sur l’impact de l’exposition aux perturbateurs endocriniens sur la santé humaine, et un aperçu de l’encadrement des perturbateurs endocriniens par les diverses réglementations européennes (cf. tableau ci-dessous).
Les auteurs du rapport font ainsi différents constats qui les amènent à demander une révision rapide des réglementations sur les produits chimiques pour en modifier l’encadrement des perturbateurs endocriniens.

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Perturbateurs endocriniens dans l’eau : comment la sécurité est-elle assurée ?

ENONCÉ DES FAITS

L’eau, jadis un important vecteur de maladies dans notre pays, a vu sa qualité considérablement s’améliorer pour devenir très bonne, ce qui est attesté par les nombreux contrôles supervisés par l’Etat . Ceux-ci visent au respect des normes sur la qualité bactériologique et sur les concentrations maximales de certains produits chimiques, d’origine synthétique comme naturelle, dans l’eau potable, les eaux naturelles ou en sortie de stations d’épuration.
Les normes actuelles visent à respecter les concentrations maximales à ne pas dépasser pour certaines substances ou familles de substances. Dans le cas des perturbateurs endocriniens, ces normes sont discutées, voire remises en cause par certains acteurs en raison des effets potentiels de certains d’entre eux même à faible dose (donc en dessous des concentrations maximales autorisées), et du manque de connaissances sur de possibles potentialisations entre les effets de différentes substances (on parle d’effets cocktails). Il convient de rappeler que certaines d’entre elles ont été établies sans lien avec les propriétés toxicologiques des substances concernées.

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Gestion des perturbateurs endocriniens sous REACH : comment une approche pragmatique peut être mise en œuvre ? Le cas du résorcinol

ENONCÉ DES FAITS

Les perturbateurs endocriniens sont encadrés dans le règlement REACH par l’article 57 : les substances présentant des propriétés perturbateurs endocriniens peuvent être identifiées comme SVHC1 car la perturbation endocrinienne peut être considérée aussi préoccupante que des propriétés CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique) ou PBT/vPvB. De ce fait, les perturbateurs endocriniens peuvent être inscrits à la liste candidate et être soumis à autorisation, mais aussi à restriction, dans la cadre de REACH, ce qui permet un contrôle strict de leur utilisation ou une restriction d’usage au sein de l’Union européenne.
Cependant, l’identification des perturbateurs endocriniens et leur encadrement réglementaire par REACH est un processus nouveau qui doit être précisé à la lumière des retours d’expérience.
Aujourd’hui 13 substances ayant des propriétés de perturbation endocrinienne ont été inscrites sur la liste candidate à l’autorisation dans le cadre de REACH, et ainsi reconnues comme SVHC, dont 6 substances qui ont été intégrées dans l’annexe XIV (interdites d’utilisation sauf si autorisées). De plus, plusieurs substances PE ont été intégrées à l’annexe XVII (autorisées sauf dans le cadre de restrictions particulières).

L’identification de ces substances en tant que PE a été réalisée sur la base de la définition de l’OMS, qui a également été retenue pour établir les critères d’identification des PE pour les biocides et les produits phytopharmaceutiques.

En mai dernier, l’agence de santé-environnement finlandaise, Tuka, a publié une RMOA (analyse de la meilleure option de gestion des risques) concernant le résorcinol.

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Quel rôle pour les agences impliquées dans les programmes d’évaluation sur les perturbateurs endocriniens ?

ENONCÉ DES FAITS

En France, au niveau Européen ou encore dans plusieurs pays dans le monde, plusieurs organismes publics sont chargés de réaliser l’évaluation des substances en regard de leurs éventuelles propriétés de perturbateurs endocriniens. Ces organismes peuvent également financer ou superviser des programmes de recherche.

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Mieux comprendre les études épidémiologie grâce à l’Inserm

ENONCÉ DES FAITS

De nombreuses études concernant la santé de chacun et les différentes maladies sont publiées chaque année. Ces études épidémiologiques peuvent donner lieu à des articles dans la presse et sur le web avec parfois un écho important. Différents facteurs comme notre mode de vie, hygiène, alimentation, environnement peuvent être incriminés par ces études, et les perturbateurs endocriniens en font partie.

« Face à cette profusion d’informations sur les sujets relatifs aux interactions santé-environnement, disposer d’«outils» de base pour saisir la portée exacte de l’information délivrée devient essentiel », écrit l’Inserm (L’Institut national de la santé et de la recherche médicale). C’est pourquoi ce dernier a réalisé un document d’aide à la « traduction » de notions courantes et parfois complexes de l’épidémiologie.

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