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L'ESSENTIEL

Le système endocrinien (ou hormonal) est constitué de différentes glandes qui produisent des hormones qui jouent le rôle de messagers et régulent de nombreuses fonctions essentielles de l’organisme.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui empêchent le bon fonctionnement du système hormonal et provoquent un effet néfaste pour la santé.

Il existe des perturbateurs endocriniens d’origine naturelle comme les phyto-œstrogènes, et d’autres qui ont été fabriqués par l’homme, comme les retardateurs de flamme bromés ou certains pesticides interdits aujourd’hui (ex : DDT).

Très peu d’études permettent aujourd’hui d’établir un lien de cause à effet clair entre la survenue de troubles et maladies chez l’homme et l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Les effets néfastes observés majoritairement chez l’animal appellent toutefois à la vigilance.

Les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé dépendent de l’âge et de l’état de santé des individus exposés. Une plus grande attention est donc portée aux populations identifiées comme potentiellement plus sensibles et les mesures, qui peuvent s’imposer, les visent en priorité.

Le niveau d’exposition est un critère important dans l’évaluation du risque que représente une substance chimique. Une première précaution est de respecter les conditions normales d’utilisation des produits afin, notamment, de limiter l'exposition.

Il existe en Europe des réglementations spécifiques, exigeantes, et uniques au monde, pour évaluer et maîtriser les risques associés aux substances chimiques et si besoin interdire celles qui présentent des effets préoccupants sur la santé ou sur l’environnement.

L’industrie doit fournir des données et une évaluation des risques associés à l’utilisation des produits chimiques. Les pouvoirs publics ont ensuite la charge de vérifier et analyser ces informations.

La réglementation sur les substances aux effets cancérigènes (qui provoquent ou aggravent un cancer), mutagènes (qui provoquent des mutations de l'ADN) ou reprotoxiques (qui affectent les capacités reproductrices) a déjà permis de retirer les substances les plus préoccupantes. Il n’est ainsi pas possible d’obtenir une autorisation de mise sur le marché pour une substance active phytosanitaire (pour soigner les plantes) et biocide (employé dans la lutte contre les organismes nuisibles) qualifiée de perturbateur endocrinien.

La France a publié en avril 2019 la deuxième stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens pour réduire l’exposition de la population et de l’environnement à ces substances. Pour être efficace, cette démarche doit s’inscrire dans un cadre européen.

Le processus habituel de revue de catalogue de produits pousse les industriels à améliorer les performances de leurs substances et à développer des solutions de substitution. Mais les résultats attendus d’une démarche de substitution ne sont pas immédiats.

                                                                       
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